Comment lire l’étiquette d’un vêtement ?
publié le 21/03/26
temps de lecture 4 min
L’étiquette d’un vêtement est souvent une mine d’informations. Elle raconte l’histoire de la pièce que vous tenez entre les mains, de sa composition à la façon dont elle peut durer plus longtemps. Munissez-vous de votre loupe : on va déchiffrer les étiquettes pour mieux comprendre vos habits !

Photo de Mnz sur Unsplash
La composition : la base !
La première chose à lire sur une étiquette est la composition du textile, qui doit obligatoirement être lisible et rédigée en français. Les fibres doivent être nommées et les pourcentages affichés par ordre décroissant. Par exemple : “67 % coton, 30 % polyester, 3 % élasthanne”. Si un vêtement indique “100 % coton”, il doit être entièrement composé de coton et non d’un mélange de fibres.
Pourquoi est-ce que cette information est utile ?
👉 On comprend mieux si la pièce est faite de fibres naturelles (lin, coton…) et/ou synthétiques (polyester, polyamide…) et en déduire des informations sur l’impact de la matière.
👉 Les pièces composées de plusieurs matières différentes sont plus difficilement recyclables qu’une pièce composée d’une unique matière.
Cas particulier : comme l’indique le ministère de l’Economie, “dans le cas des produits d’occasion, l’indication de composition exacte du textile n’est pas obligatoire”.
Les symboles d’entretien : pour faire durer vos vêtements
Une étiquette ne se limite pas à une liste de matières : elle comporte souvent une série de symboles d’entretien normalisés. Ces pictogrammes indiquent comment laver, sécher, repasser ou nettoyer votre vêtement sans l’abîmer… et pour le faire durer plus longtemps !
Par exemple : si l’étiquette vous annonce “sèche-linge interdit”, vraiment, ne tentez pas le diable, au risque de vous retrouver avec un tee-shirt serpillère ou un pull foutu. Si vous avez besoin d’un petit rappel sur le sens de ces petits dessins, rendez-vous ici.
L’origine et les engagements environnementaux
Jusqu’à la loi AGEC, l’indication de l’origine géographique (le “Made in …”) n’était pas une obligation légale en France pour les vêtements. En pratique, si un producteur décidait d’indiquer une origine unique, il devait simplement s’assurer que cette mention ne soit pas mensongère ou trompeuse.
Le décret du 29 avril 2022 en application de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (AGEC) change la donne. Petit à petit, les fabricants et distributeurs vont devoir faire figurer l’origine géographique des trois grandes étapes de fabrication, donc pour les vêtements : le tissage, la teinture et l’impression, et enfin la confection. Cette nouvelle obligation entre en vigueur progressivement. Pour le moment, elle concerne, “depuis le 1er janvier 2025, les entreprises ayant un chiffre d’affaires annuel supérieur à 10 millions d’euros et responsables annuellement de la mise sur le marché national d’au moins 10 000 unités de ces produits”.
Certaines marques vont encore plus loin en intégrant des informations environnementales volontaires (par exemple un éco-score textile, cf. encadré), qui permettent de comparer l’impact écologique de différents produits avant l’achat.
Depuis le 1er octobre 2025, l’éco-score textile se déploie progressivement en ligne et en magasin. Ce nouvel affichage environnemental permet de connaître le coût environnemental d’un vêtement, autrement dit “l’ensemble des impacts générés par un vêtement tout au long de son cycle de vie : depuis l’approvisionnement des matières, aux différentes étapes de fabrication, en passant par son transport, jusqu’à sa fin de vie en tant que déchet” (par ici pour en savoir plus).
Plus le chiffre est élevé, plus le modèle a un impact néfaste sur la planète (émissions de gaz à effet de serre, atteintes à la biodiversité, consommation d’eau et autres ressources…). C’est un repère simple pour comparer les étiquettes et les marques ! Pour le moment, cette démarche de transparence est entièrement facultative. Sans surprise, ce sont les marques les plus engagées qui se sont d’ors et déjà lancées, comme par exemple LOOM !
En plus de la composition et des conseils d’entretien, d’autres informations utiles peuvent être présentes, comme des labels ou certifications (par exemple GOTS pour le coton biologique, Oeko-Tex…) qui garantissent l’absence de substances nocives ou le respect de critères sociaux et environnementaux : des indications précieuses pour orienter nos choix.
La taille : pour trouver chaussure à votre pied
Les étiquettes affichent aussi bien sûr la taille : chiffres (36, 38, 40, 42, 44…) ou lettres (S, M, L…). Comme les standards de taille varient d’un pays à l’autre et d’une marque à une autre, l’étiquette ne garantit pas un ajustement parfait, mais elle donne déjà une bonne indication ! L’essayage en cabine est bien sûr la méthode la plus infaillible, mais dans le cas de la vente en ligne, certaines marques proposent de définir votre taille exacte grâce à vos mensurations. Dans une optique responsable, acheter la bonne taille évite les retours inutiles, qui génèrent alors des transports supplémentaires et de l’empreinte carbone additionnelle.

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